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♆ MALÉDICTIONS LANCÉES : 137
♆ DATE D'INSCRIPTION : 31/10/2012
(#) Mer 31 Oct - 5:53
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<center><link rel="stylesheet" type="text/css" href="https://dl.dropboxusercontent.com/s/vfmtydyydq4g81t/reponsehuit.css"><link href='http://fonts.googleapis.com/css?family=Oswald:300' rel='stylesheet' type='text/css'><div id="titrerp" style="margin-top:200px; margin-bottom:-240px; font-size:38px;">SOMETIMES, MONSTERS WIN</div><div style="background-image:url('http://www.hapshack.com/images/KaC6E.png'); background-position: center; height:280px;" class="jolimage"></div><div class="contenurp"><div class="pnoir">Il se sent roi de l’univers, la couronne sur la tête et le monde à ses pieds. Oubliés les journées hantées par le sable du marchand, incapable de se défaire de l’étreinte de Morphée. Tout se ressemble et s’assemble dans un mélange morose, où le gris règne en maître, où les couleurs et la joie sont bannies à l’entrée. La force de rien faire, l’intérêt qui s’échappe entre les doigts. Le corps lourd de responsabilités ignorées, Atlas à l’échine courbée sous le poids du monde posé sur ses épaules. Le rouge et le violet qui s’emmêlent sous ses pupilles. Toute énergie consumée à combattre des démons qui n’existent pas, des ombres rasant les murs et des voix qui résonnent à l’infini contre les parois de son esprit. Et Uriasz s’emporte, main dans la main avec sa démence, le venin qu’il crache entre les rosées et les poings qui s’échouent dans les chairs. Équilibre trop fragile, le verre en équilibre sur la table, deux pieds sur les bois et les deux autres par-dessus le vide. Il suffirait d’une crise au mauvais moment, devant la mauvaise personne pour renverser tout l’ordre établi, planter les graines noires du chaos et les regarder éclore sous ses yeux. Combien de fois ses poings ont-ils raté de peu sa propre sœur qui apparaissait soudain monstre sous ses yeux ? Combien de fois le disque peut-il se rayer avant qu’il soit totalement endommagé ? Combien de délires avant que l’inévitable arrive, que Narcyz ne soit pas là, que l’irréparable soit commis ? Les pensées noires qui tournoient, le corps amorphe au creux des coussins. Le portable qui sonne sans réponse. L’écran qui fait défiler les messages qu’il ne lit pas. L’intérêt mort, enterré sous la couche de crasse qui s’accumule sur sa peau. Le désir oublié dans un coin sombre, comme s’il n’avait jamais existé. Le triste tableau de la bête noire de son cerveau abîmé. Seulement, toutes les nuits ont une fin, même les plus longues, tous les orages s’arrêtent à un moment, pour laisser revenir le beau temps. Du jour au lendemain, un autre homme qui émerge des couvertures sales. L’énergie qui galope dans les veines, dans une course effrénée contre une montre imaginaire. La vie qui file devant les yeux, après le néant viennent les excès. Uriasz se perd dans les couleurs, bercé au rythme de ses envies, les mains sales des petits boulots de la mafia, à se nourrir de leur terreur, parfois les hurlements de douleur, lorsque le silence n’est pas exigé. Les poings qui se perdent dans les chairs, les combats rudes et les muscles bandés.  </div>
<div class="pnoir">Toutefois, le plus gênant, c’est encore les flammes qui dévorent les reins. L’appétit pour la chair, l’envie d’un corps contre le sien, de se perdre dans la chaleur d’un autre. Besoin de violence, de gré ou de force. Uriasz n’a pas de belles paroles à offrir, pas de fleurs ni de jolis sourires. Animal sauvage un peu trop brute. La patience qui se meurt promptement quand les cuisses ne s’écartent pas assez vite. Mais les obstacles ne s’arrêtent pas là, il y a encore le plus grand le plus vicieux de tous, le dégoût de soi à ravaler. La déviance injectée à coup de seringue dans les bras immobilisés. Le docteur dément qui hante encore certaines nuits agitées et même les hallucinations en pleines journée. La blouse blanche qui fait frissonner, les hôpitaux dans lesquels il refuse de mettre les pieds. Les courbes féminines qui ne font plus envie. L'alternative qu'il n'arrive pas à digérer, la honte qui tord l'estomac. Même les plaisirs solitaires sont prohibés, de peur d'imaginer la mauvaise personne au dernier moment. Le père réprobateur qui apparaît parfois, rage dans les poings et dégoût dans la salive. Lui qu'il admire tant, tête toujours levée et étoiles dans les pupilles. Cabot obéissant, ses aventures qu'il couche sur du papier souvent. Le seul qui vient encore le voir, le seul sur qui il encore un peu de pouvoir. Pourtant, aucun doute que le plus vieux des Staniak le tuerait de ses propres mains, s'il venait à avoir vent de ce qui se trame entre les draps de son fils. Hallucinations trop vivides pour s'y risquer.  Mais ce soir, le sauvage reprend ses droits, les envies le submergent. Du courage en poudre dans le nez. Deux lignes pour se construire une muraille contre le dégoût. Flocons de neige pour se traîner jusqu'aux ruelles mal famées. Couleurs néons qui irritent la rétine, drapeaux arc-en-ciel qui soulèvent le coeur. Le pire, c'est qu'il est à sa place au milieu de ses abominations de la nature, de ces hommes qui se tiennent la main entre eux en attendant de pouvoir emprunter le chemin boueux. Uriasz n'est encore jamais rentré au sein des antres de la débauche, préférant cueillir ses proies directement dans les allées sales aux alentours. Le monstre flaire la faiblesse, requin attiré par les plaies ouvertes. Il ne met pas longtemps à le trouver. Garçon aussi défoncé que lui, caché entre deux bouffées de fumée. Son propre bâtonnet de cancer entre les lèvres, la distance qu'il fracasse. [color=crimson]« Je peux ? »[/color] Formalité qu'il ne respecte pas, les extrémités qu'il rejoint, l’incandescent qui se propage. Les prunelles dilatées qui dévisagent dans retenue. [color=crimson]« T'as de jolies lèvres tu sais ? »[/color] La coke qui parle à sa place, les pensées qu'elle dévoile contre son gré. Les rosées qu'il imagine déjà enroulées autour de lui. Un souvenir qui lui revient, des images d'un même gamin, bouche chaude et même air apeuré. </div>
</div><div class="amiante">(c) AMIANTE</div></center>

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<center><link rel="stylesheet" type="text/css" href="https://dl.dropboxusercontent.com/s/vfmtydyydq4g81t/reponsehuit.css"><link href='http://fonts.googleapis.com/css?family=Oswald:300' rel='stylesheet' type='text/css'><div id="titrerp" style="margin-top:200px; margin-bottom:-240px; font-size:38px;">SOMETIMES, MONSTERS WIN</div><div style="background-image:url('http://www.hapshack.com/images/KaC6E.png'); background-position: center; height:280px;" class="jolimage"></div><div class="contenurp"><div class="pnoir">Lignes de coke qui s’alignent sur le verre. Courage en poudre pour celui qui n’en a pas besoin. Seulement pour adoucir la folie, pour canaliser la démence, pour faire taire les voix. La neige dans le nez pour pouvoir se supporter. Ne pas tourner de l’œil, rien qu’à l’aperçu de son reflet. La faim pour tordre l’estomac du loup, le besoin de broyer une âme entre ses reins, s’offrir la moiteur d’un corps chaud pour palier à tous les plaisirs solitaires reniés. Envie de détruire un innocent, faire ployer un corps entre ses poings, briser sa chair en dix mille morceaux dans un puzzle macabre que personne ne saura jamais recoller. Monstre qui rôde entre les rues trop gaies, la déviance dans l’air tel le souffre en enfer. Les couleurs de l’arc-en-ciel qui se dessinent trop souvent. Mais Uriasz voit surtout le rouge. Filtre carmin sur les pupilles, le monde écarlate qui s’offre à ses yeux. Rouge sang. Rouge violence. Les poings qui démangent dès que le regard se pose sur les silhouettes enlacées, les hommes avec d’autres hommes, les femmes avec d’autres femmes et toutes les monstruosités au milieu. Dents serrés, muscles bandés, il se fond entre les dégénérés, comme si sa place avait toujours été au sein de l’anormalité. Le déni installé au creux du cœur, envers l’autre maladie qui le ronge, envers tous ses désirs malsains pour les corps masculins, tous les souvenirs de chaque fois où il a cédé, où la raison a été démantelé par les pulsions. Haut le cœur de l’estomac, la nausée qui menace de l’envahir, mais Uriasz est sauvé par la douce étreinte de sa poudre magique.  </div>
<div class="pnoir">Brouillard épais levé dans l’esprit, la réalité qui perd ses formes dans ses prunelles, le monde qui s’ouvre à ses pieds. Il ne reste plus que le prédateur et sa proie, le chasseur et sa victime, le vilain et l’innocent. Le garçon dans lequel il plante ses griffes. Les pulpeuses pour l’obnubiler, l’envie d’y planter ses crocs, livrer bataille contre les rosées, boucherie héroïque de leurs bouches qui s’emmêlent. Une certaine familiarité, une curieuse impression de déjà-vu, mais l’image est brouillée, en plusieurs bribes impossibles à reconstituer en entier. Pas tout de suite. Pas aussi vite. Et puis, il y a sa voix, les tremblements dans le ton, la faiblesse dans les fêlures. La clé se tourne dans la serrure, les souvenirs qui tournoient devant les yeux. [color=crimson]« Connor ? »[/color] Le prénom qui sort enfin du bout de la langue. Les réminiscences qui le saisissent, les visions indécentes, la chaleur de ses joues autour de sa queue. La luxure expiée dans sa bouche exquise, qu’il se traine un peu plus longtemps que les autres. Uriasz ne se souvient plus pourquoi, si c’était la docilité, sa manière d’avaler la semence offerte, ses airs de chiennes entre ses cuisses, l’animal loyal qui revient toujours malgré les mauvais traitements, malgré les mots poignards qu’il lui plantais dans le dos, malgré la main qui se levait trop souvent sur celui. Et surtout, Uriasz ne se rappelle pas même de leur dernière entrevue, pourquoi ils ne se voient plus. Il a oublié son corps flétri sous ses coups, le visage bouffi contre ses poings, le carmin séché parsèment sa peau, l’adolescent laissé pour mort dans la ruelle, seulement pour trois petits mots inoffensifs. Mais les visions ont rallumé le feu entre ses cuisses, le durcissement qui se colle contre la jambe de l’autre. [color=crimson]« Putain, j’ai envie de baiser. »[/color] Le constat cru entre les lippes. Uriasz se laisse submergé par ses envies sales. Le corps qu’il retourne d’un coup sec, comme une crêpe. La croupe contre ses reins, le garçon plaqué contre les briques. [color=crimson]« J’vais te baiser toi, Connor. Et tu vas adorer ça comme une bonne salope. »[/color] Souffle contre son oreille. Tout le contraire de ce que le gamin a demandé. Sa volonté qu’il n’a jamais respectée. Ce n’est pas ce soir qu’il allait commencer. </div>
</div><div class="amiante">(c) AMIANTE</div></center>

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<center><link rel="stylesheet" type="text/css" href="https://dl.dropboxusercontent.com/s/vfmtydyydq4g81t/reponsehuit.css"><link href='http://fonts.googleapis.com/css?family=Oswald:300' rel='stylesheet' type='text/css'><div id="titrerp" style="margin-top:200px; margin-bottom:-240px; font-size:38px;">SOMETIMES, MONSTERS WIN</div><div style="background-image:url('http://www.hapshack.com/images/KaC6E.png'); background-position: center; height:280px;" class="jolimage"></div><div class="contenurp"><div class="pnoir">Prédateur rodé, des années d’entrainement derrière lui, une flopée de victimes sur son chemin, des macchabées abandonnés dans la chaussée, des poupées de sang laissées pour mort sur le pavé, des contrats tachés de carmin le suppliant de les achever avant la fin. Uriasz ne compte plus les squelettes dans son armoire, les portes sont gonflées, le bois menace de céder, craquements sinistres des os forcés de se frotter l’un contre l’autre. Les sens se sont affutés au fil des années, l’ouïe du chasseur aux bruissements de la forêt, Uriasz reconnaît les proies, les victimes, les faibles, les naïfs, les petites bêtes qui viendront manger dans n’importe quelle main qu’on leur tend, sans se soucier que les graines soient empoisonnées. Ils ont une façon de se tenir, une démarche qui leur est proche, quelques gestes caractéristiques, il suffit de quelques secondes pour déceler la délicatesse de leur être, la fragilité qu’ils ne savent pas cacher, quelques secondes seulement pour savoir à qui s’attaquer. C’est comme ça que les griffes du monstre s’étaient enfoncées dans la jeune chair de Connor. Il avait cette façon de le regarder, cette lueur d’intérêt pour laquelle Uriasz avait causé tant d’hématomes et d’éclaboussures carmin. Mais Connor est arrivé au bon moment, alors que la chaleur chatouillait les reins. Alors, Uriasz n’a pas dit non aux lèvres pulpeuses qui se sont enroulées autour de lui, la pogne ferme dans la chevelure brune pour mieux s’enfoncer dans la chaleur moite si gracieusement offerte. Il n’a toujours pas dit non, la deuxième, la dixième ni même la trente-sixième fois, c’est commode un corps chaud à disposition, un gamin qui dit toujours oui, agréable même. </div>
<div class="pnoir">Pourtant, Connor n’est plus le même adolescent qui se glissait entre ses draps, celui qui s’accrochait toujours un peu trop, celui qui revenait toujours malgré les bleus et les hématomes. Il a grandi peut-être, un peu plus mature, un peu moins naïf, il a perdu ses plumes blanches d’innocence, Uriasz en a arraché certaine, palper la chair à vif et les autres sont sans doute tombées avec le temps. Mais le gosse ne repousse pas la bête, ne montre pas les crocs, ni hérisse son dos pour paraître plus costaud. Il ne se laisse pas seulement faire, il invite à plus, quémande davantage avec ses courbes qui s’épousent à son corps, avec ses palabres suggestives, ses allusions obscènes. [color=crimson]« Pas longtemps alors, j’ai bien envie de ton petit cul bien ferme. Et puis, depuis le temps tu dois plus être puceau, hein ? Combien de mecs t’ont déjà défoncé ? »[/color] Curiosité malsaine. Peut-être qu’Uriasz aurait pu remarquer le changement d’attitude, de la peur au désir, le sourire un peu forcé qui étire les lèvres aguicheuses, la proie qui se remplume pour faire face au prédateur. Seulement, y’a la poudre neigeuse qui engourdit l’esprit, y’a l’envie rougeoyante qu’il traine dans ses reins, trop longtemps qu’il se retient. Alors, Uriasz n’y voit que du feu, déboutonne sa ceinture et sort sa queue déjà assez raide d’entre les tissus, tandis que l’autre tombe à genoux. La pogne se saisit brutalement de la tignasse pour tirer le crâne en arrière, le membre contre la peau rosé. [color=crimson]« Allez, ça rentrera plus facilement après avec beaucoup de salive. »[/color] Les mots aussi sales que le sourire qui se peint sur son visage. La verge qu’il enfonce à travers les barrières de chairs jusqu’à la cavité humide tant convoité. La nuque tenue fermement pour la diriger, les va-et-vient qu’il force sans tenir compte ni de son avis ni de sa respiration. Le contrôle total qu’il veut maintenir sur la situation.  </div>
</div><div class="amiante">(c) AMIANTE</div></center>
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