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Angry daddy. (cesare)

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♆ MALÉDICTIONS LANCÉES : 17
♆ DATE D'INSCRIPTION : 18/08/2016
♆ AVATAR : BRAD PITT.
♆ HIVERS ENDURÉS : QUARANTE-SIX ANNÉES DE MATURITÉ INSAISISSABLES, LA LUCIDITÉ QUI N’EXCÈDE PAS LA MOITIE DE SES QUATRE DÉCENNIES.
(#) Jeu 18 Aoû - 12:44
ANGRY DADDY
Le téléviseur gueulard tapissant les vagissements fracassants du voisinage racole l’attention lointaine du colosse vautré dans son fauteuil fourbi alors dans une torpeur méridienne. Traînée de moelle qui suinte le long de son lobe d’oreille, dérobade des résidus de cervelle face à la simple vue des programmes abêtissants. Sottise acceptable contre quelques rires orduriers, la lippe tantôt grivoise tantôt railleuse face au tableau indécent dans la courbure de l’écran, féerie abjecte face à une plèbe télévisuelle décérébrée qui en réclame toujours plus. Une cibiche jointe à la babine comme l’anneau des noces, une fois vêtu impensable de s’en défaire. Des américaines, qui vous fourguent un sarcome à la volée entre deux taffes de volupté noircie. Le goulot de la bière qui flirte aventureusement comme une amante  aux alentours de la paire fatale déjà formée, duo a à la saveur amer attiédit par le houblon qui rampe le long de son gosier, tripotant du bout des phalanges la télécommande esquintée, jonglant entre les retransmissions de télé-réalité et les documentaires animaliers. Vache maigre d’options, restreint aux hommes et aux animaux qui forniquent devant témoins. Le dispositif qu’il flanque sur le plancher, l’humeur basse depuis qu’il a débarqué tout feu, tout flamme, foulant l’éden serein de son chérubin rattrapé. Chiper de nouveau l’angelot pour ne jamais desserrer l'étreinte, ne plus lui laisser le luxe de se carapater en ne laissant pour compte que le linge froissé de sa présence encore tiède. Le trou béant qu’il à léguer dans la carcasse du géant, la désertion sans un mot d’adieu qu’il conserve comme stigmate.  Qui l'eut crû qu’un garçonnet sans défense puisse causer un manque immense. L’abandon qui s’est mué en maelström du vide puis en omission de l’enfant, oubli inévitable pour un gamin ayant fui l’égide du mastodonte sans offrir des restes d’indices pour le regagner.


Dérobade rationnelle du moutard face à la bête, le destructeur saccage tout ce qu’il effleure, mythe de la conquête unique. Cesare, le mioche délaissé dans le désert des monstres, la candeur gamine pour défaillir sous l’autorité du bon gros titan aux bras réconfortants, à la fausse gentillesse derrière les longues dents et les griffes incisives. Alors Renard il à dévoré le coeur rejeton, arrachant ses ailes nacrées pour se repaître de sa pureté. Il l’a étreint un peu trop violemment, répandant ruine et destruction chez le gamin. Bosko n’est qu’une brute qui ravage d’un amour souverain, force de la nature, rustre bestial qui laisse gouverner ses instincts primaires, cataclysme de fureur, annihilateur en marche vers son propre anéantissement. Circonstances fortuites qui ramènent l’enfant aujourd’hui jeune homme sur le devant de la scène, disjoignant les meurtrissures à peine rafistolées de ses mains, glissant la tête dans la fente baillant au milieu de sa poitrine pour le contempler, le sourire des babines sur le minois céleste. Les oeuvres libidineuses ou le gamin est devenu roi du stupre qui ont ripées sur sa rétine, à deux doigts de soulever l’ire colossale  contre l’ange sali par d’autres. La flamme recouverte, le barda sur l’épaule et le voilà avachi dans ce trou à rats à attendre le moment propice. Les allées et venues qu’il guette, ses moindres et fait ses gestes qu’il épie, allouant sa force à obtenir des renseignements, la routine du gosse à connaître pour mieux rabattre son traquenard sur son corps frêle. Les mailles du filet qui se tassent quand le colosse perçois une brèche, une opportunité de coincer sa proie. Le logement spartiate qu’il délaisse avec un fumet de tabac froid pour finalement mettre un pied dans la chaufferie et sa fournaise suintante. L’unique issue qu’il condamne, cage dorée provisoire pour l’oisillon emmitouflé dans un édredon, la figure paisible alors que le prédateur frise du bout des doigts la joue rebondie de l’enfant plongé dans les bras de Morphée. « Cesare. » Les phalanges frôlent faiblement les lèvres de angelot engourdi, caresse emplie de douceur pour ne pas le voir décamper à nouveau. « Réveille-toi. » Glisse en dehors de ta léthargie divine aux rêveries délicieuses car la terre de ton eldorado est battue par celui que tu as autrefois fui.
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♆ MALÉDICTIONS LANCÉES : 29
♆ DATE D'INSCRIPTION : 18/08/2016
♆ AVATAR : LEONARDO DICAPRIO.
♆ HIVERS ENDURÉS : VINGT-DEUX TENDRES ANNÉES D'ENFANCE DÉGÉNÉRÉE.
(#) Jeu 18 Aoû - 13:28
JE N'AI PAS LE COEUR DE CREVER LE TIEN
Les dents qui claquent dans le silence, qui se cherche et se cogne. Le corps parsemé de frissons, comme parcouru de spasmes. Les poils dressés sur la peau douce. Le bleu qu’il imagine envahir ses lèvres pour y planter son drapeau conquérant. Cesare a froid. Il a tellement froid et il a beau se frotter contre les draps, se tourner et se retourner ou encore s’emmitoufler sous la couette, jusqu’à ne laisser que le nez et les yeux dépasser, il se sent toujours aussi gelé. Le traitre de chauffage qui a cessé de fonctionner, un léger retard de paiement, pour cette petite semaine de congés décidée trop tard, à rester trainer au lit, de peur de le revoir. Il se souvient encore du fameux soir, où les couleurs ont fui les joues pleines de vie, les yeux écarquillés d’un air hagard, le tremblotement des jambes, comme secoué d’une révolte, refusant de continuer à le porter. Il y eu des regards inquiets, des questions à demi-formulées. Tu vas bien, Cesare ? On dirait que tu viens de voir un fantôme. Ils n’étaient pas si loin de la vérité, on peut sûrement considérer que c’est un monstre tout droit sorti de son passé, qui est revenu le hanter. Cesare saurait reconnaître ses traits entre mille, il les connaît sans doute mieux que ceux de ses propres parents, pour avoir passer plus de temps avec lui durant près de sept ans. Sept ans à se laisser embobiner par les traits trop charmant, à se laisser détruire lentement. Sept années partagée, entre les rires et les cris et surtout tous leurs baisers. Il pourrait encore redessiner Renard de mémoire, malgré chaque tentative pour l’oublier, il est toujours là, quelque part, au détour d’un couloir, tapi dans le noir. Comme ces terribles cauchemars qu’on ne parvient à chasser. Le voir débarquer au cabaret, c’est comme se prendre un gros coup dans la figure, c’est comme être transporté cinq ans en arrière, redevenir l’enfant à l’innocence volée, retrouver tous ces regrets au creux de l’estomac pour l’avoir quitté. Alors, il préfère se laisser bercer des paroles de sa moitié, les mots rassurants, les mots assez puissants pour l’oublier, ses yeux se ferment sur sa présence imaginaire à ses côtés, la douce chaleur de son corps contre le sien. Et bientôt Cesare, s’endort, encore, mais le répit est de courte durée, les griffes du froid l’arrachent de nouveau aux bras de Morphée. La goutte d’eau a fait déborder le vase et l’inondation commence. L’oreiller sous un bras, la couverture sous l’autre et les cernes qui se creusent sous les yeux. L’ascenseur dégringole du onzième au sous-sol, le corps gelé encore tremblotant dans la grande boite de métal.

Et puis, la lumière au bout du couloir, les paillettes d’or au fond de la mine, l’étendu d’eau au milieu du désert, la douce chaleur après tant d’heures dans le froid. Les muscles se détendent, il peut enfin expirer sans l’impression de libérer le peu de chaleur qu’il retenait encore à chaque bouffée. Alors le petit corps s’affale sur le canapé de fortune, enveloppé dans sa couette et la tête sur son oreiller, il retrouve sans mal les bras de Morphée. Il se sent comme une friandise qui fond sous la canicule, gouttelettes de chocolat qui dégringolent, fontaine improvisée dans lesquels on voudrait plonger. Grand rêve sucré, paradis qui perle et ruisselle, couleurs qui se mélangent dans la fournaise. Le sol se dérobe sous ses jambes, il s’enfonce et y perd pieds. Alors que tout semble perdu, que le cataclysme va l’emporter, que le tourbillon va l’aspirer, il entend une voix au loin, son prénom murmuré, une main qui se tend, un espoir qui se crée. Les yeux s’ouvrent péniblement, paupières terriblement lourdes, l’esprit embrumé et les membres toujours engourdis, comme s’il les avaient abandonné dans les sables mouvants sucrés de son rêve. « J’ai chaud… » Il chauffe, il brûle, comme des flammes allumées dans sa tête, vagues de chaleur qui secouent le corps, comme des grandes langues brûlantes d’un bûcher de sorcières. La couette rejetée jusqu’aux hanches, un peu de fraicheur sur le brasier. Dans sa fièvre, il oublie un peu où il est, il néglige surtout cette présence à ses côtés, légère ombre à la lumière blafarde. Il cligne des yeux sur des traits trop familiers, les poings se crispent et la surprise étreint la gorge. « Renard ? » Un sursaut et l’enfant est debout, l’instinct de survie a repris les commandes, une voix lui hurle de s’enfuir encore, quelques bonds suffiraient pour atteindre la porte. La seule porte de la pièce qu’il avait sans doute déjà verrouillé. La vision se brouille, s’assombrit, les jambes refusent soudain de le porter quelques seconde de plus, l’équilibre qui échappe des doigts, il retombe sur le canapé, au milieu de sa couette trop chaude, sous son regard rivé à lui. « Qu’est ce que tu fous là ? » La tête retombe sur l’oreiller moelleux, la couette qu’il ramène sur le corps, boucliers à l’invasion étrangère, repousser, le barbare à sa frontière. « Qu’est ce que tu veux, Renard ? Pourquoi ne pas me laisser tranquille ? Passer à autre chose. » La fatigue le regagne, fardeau sur les épaules trop frêles, plus de force pour continuer la guerre. Il a déjà perdu, de toute façon. Il perd toujours, face à Renard.

(c) AMIANTE

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♆ MALÉDICTIONS LANCÉES : 17
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(#) Jeu 18 Aoû - 13:33
ANGRY DADDY
Le dénouement d’un conte, pas de ceux qui vous refilent des étoiles dans les mirettes, fable crasseuse aux chapitres cauchemardesques et à l’épilogue expédié par la dérobade du gamin. Aucun n’aurait pu crier à la beauté de leur histoire réciproque plus encline à attirer l’ire fulgurante de la foule que sa tendresse contenue. Toutefois il aime à se remémorer ses souvenirs, chemin mutuellement emprunté parsemé d'embûches, de joie et de pleurs, d’un amour sordide et répugnant. D’un ange à la jeunesse naïve et d’un renard trop sot pour se rendre compte de ses actes ou juste assez roublard pour enfuir sa morale là ou il ne percevra pas brailler que c’est mal. Renard l’avait ramassé un soir sur long d’un trottoir, première accrochage de deux existences toujours vouées à inexorablement se rejoindre. Guêpier mortel, reculer pour mieux sauter et pour ensuite ne plus jamais le relâcher, emprisonné à jamais dans son étreinte de géant et ses bras bien trop réconfortants. Alors il s’est raccroché comme un parasite, aspirant sa sève juvénile à grand coup de reins, ravageant son corps à peine accosté aux rives du bel âge, réduisant tout espoir de voir ce bouton de fleur éclore un jour, fané avant l’heure sous les ruines encore tièdes laissées par les ravages du colosse. Sept années à tâcher de jouer le père de substitution sans les clés de la fonction. Sept ans à le voir sourire et rire puis pleurer et partir. A trop le croire à lui il a fini par dépasser les bornes un peu plus, à borner sa peau de sa colère pour ne laisser place qu’à un vaste lit vide, gravé des formes envolées du chérubin dans la soie, vapeur vague encore moite du néant délaissée par son départ. Et le mastodonte n’a pas relevé sa faute, bêtise constante de son esprit à ne pas entendre les écarts. Alors il a fait la seule chose qu’il n’a jamais su faire correctement, vociférant plus brutalement que sa peine écrasant ses phalanges contre les premiers objets à proximité à s’en rompre les ligaments dans sa fâcherie soudaine. Le cherchant dans un premier temps, battant vent et marées pour retrouver le disparu il à fini par en faire le deuil de la même manière que celui de ses parents, sans fleurs ni couronne sans un moment pour dire adieu. Réminiscence préservée dans un coin de la caboche, mis de côté comme un manuscrit périmé qu’on à pas eu le temps de clore, espérance nichée entre les encarts vieillis, faible lueur expectative d’avoir encore de l’encre pour rédiger d’autres chapitres ultérieures. Contre tout attentes, il l’avait rattrapé dans sa fuite aussi longue que leurs aventures et il n’avait aucun autre pensées qui hantaient les méandres de son esprit que celle de ne plus jamais délaisser quitte à resserrer son étreinte infecte, quitte à le faire souffrir à comme lui à souffert dans un relatif échange de bons procédés. La sentence envisagée se noya parmi les réflexions qui zigzaguaient dans son encéphale, ému de le revoir après si longtemps comme s’il avait patienté toutes ses années dans le hall d’un aéroport, espérant un retour aussi inespéré qu’inattendu. La débandade des sentiments, le myocarde qui s’affole soudainement dans sa cage thoracique manquant parfois de peu un battement, une pulsation échappée au milieu des nombreuses qui tambourinent dans ce climat bouillonnant, momentum de l'instant présent qui scellera la future destinée des anciens amants. Il est beau Cesare, il l'a toujours été. Il a encore aujourd’hui ce sourire enfantin qui fait qu’on lui accorde tout et qu’on ne lui refuse rien, sa tignasse rappelle au cerbère la teinte des champs de blé qui entourait sa ferme quand il était enfant et la même grâce que ces derniers ont sous la brise estivale quand il s’étire sous son regard. Oui, il est joli ce chérubin même s’il a grandi et qu'il à fini par s'épanouir loin de lui. Pourtant le gamin ne sourit plus comme il ne l’a pas fait non plus quand il l’a revu au cabaret et ça il l’a bien perçu en se targuant bien de lui faire savoir. L'enfant à la frousse, une peur qui triture les entrailles, identique à celle que Renard à pu voir dans le regard de son père une fois la corde au cou. La colère gronde au fond mais le colosse se contient malgré le désir de lui faire payer sa trahison au prix cher. La punition pourrait s’abattre d’un instant à l’autre, il pourrait lui faire du mal ici-même, sur ce canapé, assouvir cette pulsion à nouveau béante et pourtant il n’en fait rien. On découvre même une certaine prévenance dans ses gestes quand le moutard retombe lourdement dans le divan alors qu'il tend les bras comme pour lui éviter une chute trop lourde dans un automatisme confondant. Il est si grand désormais et pourtant toujours insignifiant à côté de lui, un tronc d’arbre qui côtoie une brindille.
« C'est moi, Cesare. » La veste glisse sur le sol sous la chaleur qui l’oppresse tandis qu'il tombe lui aussi à son tour sur le sofa, assez proche pour le contempler et trop loin pour lui causer le moindre mal sur le moment. Le jeu des questions débute sans une once d'étonnement du polonais, relativement habitué aux questionnements récurrents de l'enfant. « Je passais par là. » Piètre menteur sur ses paroles appuyées pour se faire comprendre derrière les forts restes de son accent marqué. Les phalanges s'accrochent délicatement au morceau de couverture qui traîne de son côté du canapé, vulgaire attachement à un bout de tissus comme pour qu'il ne puisse à nouveau pas se soustraire à lui. « A cause de quoi t'es parti Cesare ? Pourquoi tu m'as abandonné mon chaton ? » Les questions précédentes qu'il balaye sous d'autres, incapable de lui répondre, la raison de sa course après lui qu'il ignore lui-même. « T'as froid ? Tu veux ma veste en plus ? » Le vêtement qu'il repince du bout des doigts, prêt à lui tendre pour qu'il puisse se réchauffer un peu mieux avant de se raviser la seconde d'après en s'appliquant de lui retirer un bout couette en la tirant pour le découvrir un peu et le redécouvrir à nouveau. « Mais d'abord je veux un baiser. »

Les représailles qui s'entament derrière les babines du colosse.
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♆ MALÉDICTIONS LANCÉES : 29
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(#) Jeu 18 Aoû - 13:39
JE N'AI PAS LE COEUR DE CREVER LE TIEN
Sensation de flottement, corps ballotté, espace figé entre deux mondes, d’un côté les chimères déglinguées et de l’autre la morne réalité déformée. Les frontières se dissolvent, le flou qui s’installe dans son voile de touffeur. Perles de sueur sur son front, larmes de chaleur qui dégringolent de sa peau. Il est lourd, comme si un boulet se traine à ses pieds, comme une enclume sur la poitrine qui l’empêche de respirer, comme un fardeau que l’on peine à porter, attachés à ses poignets liés pour l’empêcher de s’envoler. Petit oiseau dont on a arraché les ailes trop tôt, laissé aux moqueries de sa démarche gauche. Chaton jeté dans la fosse au lion, petite chose délaissée au milieu des trop grands de la cour de récré. Le corps qui s’enfonce dans le confort moelleux du canapé de la chaufferie, usé par le temps et les fessiers de tant de gens. Les yeux fermés, à s’efforcer d’ignorer tout ce que le divan a pu voir passer, roulé en boule dans son cocon de draps pour se protéger un peu de toutes les saletés. Cesare sombre, toujours plus bas, abîme profond de son esprit enfiévré. Proie trop facile à ses démons d’antan. Surtout le plus grand, le plus fort d’entre tous, le vilain qui lui colle à la peau. Un tiers de sa vie entre les griffes charnues, les serres acérées qui n’ont jamais voulu le lâcher. Pourquoi lui ? Pourquoi pas un autre de ces pauvres enfants qu’il a pu voir défiler ? Petite âmes innocentes qu’il a laissé s’avancer vers l’abattoir, sans jamais un mot pour les prévenir, un regard pour compatir. Silence cruel aussi coupable que celui du monstre dans sa vie. Et toujours cette part de lui, celle plus dérangée que les autres, celle qui est toujours mortifiée à l’idée d’être abandonnée, celle qui imaginait toujours le jour fatidique où l’autre le remplacerait, un garçon plus beau et surtout plus jeune qu’il ne pouvait s’empêcher de détester, alors que ça ne devrait même pas l’intéresser. Cette petite voix pernicieuse revenue lui chuchoter à l’oreille après cinq ans de silence, cette jolie voix au timbre trop grave qui lui murmure ce qu’il ne veut pas entendre. Et Cesare peut bien se boucher les oreilles autant qu’il veut, il peut bien hurler jusqu’à se faire saigner les tympans, la voix est toujours là, comme ces monstres dans l’ombre des lits ou le revers d’un placard. Si Renard l’a retrouvé, c’est qu’il l’aime encore, même si au delà de ces couches de terreur, ça ne devrait pas faire chaud au cœur. Il ne devrait pas, non. Cesare ferait mieux de se souvenir des hématomes sur la peau, les plaies violacées sur la peau nacrée, de cet enfant brisé par les mains du géant, aussi facilement qu'on plante un couteau dans du beurre. Des larmes pleins les yeux à traîner sa carcasse endolorie dans les rues animées de la Nouvelle Orléans. Mais tout paraissait laid et repoussant en ce cruel instant. Les odeurs insidieuses, les lumières aveuglantes, tout ce qui n'était que charme jadis, n'était plus qu’horreur qu'il fallait fuir à tout prix, le plus vite possible. Cesare ferait mieux de se souvenir de ses grandes mains sur sa peau trop tendre, de son souffle au creux du cou, de ses gestes déplacés dans le secret de leurs draps souillés. Il devrait se souvenir de sa sourde oreille à ses plaintes et ses larmes, aux suppliques et aux sanglots.

Et pourtant, Cesare n'a jamais rien dit, s'est laissé bercé par le timbre doux de sa voix, réfugier dans le cocon chaleureux de ses grands bras. Lui, l'enfant oublié, trop heureux de recevoir enfin l'affection qu'il n'a jamais eu, assez naïf pour rester muet sur leur sombre secret, assez déglingué pour le défendre auprès de Bébé, assez amoureux pour rester. Même après sa fuite, Renard était toujours là, tantôt souvenir mélancolique, tantôt figure menaçante au détour d'une ruelle. Parfois la peur d'être retrouvé, parfois les regrets de ne pas être resté. Éternellement coincé entre deux envies qui s'opposent, incapable de passer à autre chose, à s'enliser chaque jour davantage dans les sables mouvants de son existence brisée. Les poumons remplis d'eau, à peine foutu de remonter à la surface pour trois gorgées d'air à la fois. Les poumons remplis d'eau, à peine foutu de remonter à la surface pour trois gorgées d'air à la fois. Cesare coule à pic, il se noie dans les flots, le cauchemar prend vie. Il est sous ses yeux, le responsable de ses maux, cet homme qui avait paru si gentil, le premier jour, lorsqu’il avait offert de raccompagner l’enfant perdu jusque chez lui. Et Cesare, dans toute son innocente naïveté, est monté dans la voiture, a grimpé de lui-même sur l’autoroute de sa propre perte. Il n’a jamais eu personne pour lui dire de ne pas parler aux étrangers, de se méfier des grands monsieur qui veulent vous aider. Ils ne sont pas toujours aussi gentils qu’on le croit. Même si Renard n’est probablement pas le pire. Il le rattrape encore, son dos percute les muscles forts plutôt que les ressorts du canapé. Allongé de nouveau, Morphée l’appelle à son étreinte envoûtante. Cesare ne sent pas plus la force de lutter que celle de fuir. Il se sent faible, encore plus impuissant qu’avant, face au géant. Résigné à son sort, une fois encore. Ses mots qu’il déchiffre encore derrière le lourd accent, malgré les années écoulées, malgré le temps qui les a séparé. Il sait toujours. « Tu sais très bien pourquoi. C’était malsain. » La fameuse question en or. Pourquoi être parti. Dix milles réponses qui se bousculent dans l’esprit, s’effacent et s’oublient. La voix est lasse de la fatigue qui l’assaille, l'envie de sombrer de nouveau dans le monde de ses rêves pour ne plus le voir à son réveil. « Et tu m’as frappé. Dans les films, ils promettent tous de ne plus recommencer, mais ils le font toujours, comme dans la vraie vie. J’allais pas rester à attendre que tu le refasses non plus. » Il accuse, le bambin qui n'est plus, allongé les yeux fermés, prêt à laisser la fièvre gagner. Mais Renard a d'autres plans. Des frissons parcourent l'échine, le froid revient lécher les membres. La douce couette qu'il a descendu, sa présence qu'il sent contre ses jambes et la grave veste qu'il balance sous son nez, comme un grand prix de loterie. La colère qui tord soudain les entrailles de l’énième abus de l'ancien amant. Cesare se redresse péniblement, comme si les os de son dos se rentraient les uns dans les autres. Il s'approche assez pour faire durer l'illusion, il peut l'observer de près désormais. Renard n'a pas vraiment changé en cinq petites années, seulement quelques rides qui se sont un peu creusées. Ce serait sans doute plus facile s'il était devenu laid ou un peu potelé. S'il n'avait pas cette affreuse petite voix l’intimant de vraiment l'embrasser. Mais Cesare se fera le conquérant de la Gaulle et vaincra ses démons. Il profite de sa feinte pour reprendre la conduite et arracher la veste des doigts. Replongeant dans le sofa et ses coussins usagés. « Et puis quoi encore ? Tu files à la pharmacie m’acheter des médocs si je te suce ? C’est fini entre nous. Alors laisse moi dormir maintenant. » Cette fois, le ton est froid, ferme pour ne plus laisser d'espoir, même si c'est sans doute lui le fou qui croit pouvoir avoir la paix rien qu'en enterrant la hache de guerre. Enveloppé dans sa mauvaise idée, la veste parfumée à l’odeur qu'il était presque parvenu à oublier.

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(#) Jeu 18 Aoû - 13:39
angry daddy
Balourdise ronflante, la gaucherie qui s'exhibe un brin plus en compagnie du puînée, toquade des actes saugrenus qui martèlent son caisson. Cesare est attrayant dans son malheur, même dans sa torpeur maladive, il fait parti d'un idéal, d'un délice exquis que le louvart vise sans relâche à user. Alors le moutard le mènera sur le sentier de sa ruine, il sera l'architecte passif de sa chute, le motif de son amour trop grand et imposant qui le répudie d'avance au ban des flammes ou le condamne à croupir dans une taule pour abâtardi de son acabit. Le gamin détient une vaste emprise sur le polaque, chef par dépit du destin du vilain, méprisable personnage à l'emprise toujours trop sale. Pourtant le mioche repousse toujours l'échéance, masochiste torturé ne pouvant pas vraiment couper les ponts. Renard est l'unique coupable, artisan des névroses et déviances, garant des heurts sur son épiderme violacée, bandit d'une enfance arrachée qu'il ne pourra jamais restituer. Dévastateur d'enfance de la même manière qu'on a abrégée la sienne en un tas de cendres informe, marques fugaces d'ingénuité étuvées sous les coups de buttoir d'un parent et les suppliques dans la paille d'un enfant. Renard avait le même âge que Cesare quand les premières palabres indignes d'un père à son fils ont retentis, quand les gestes dominants et déplacés ont coulés le long de ses lombes immaculées. La mémoire bien ancrée de la gibbosité contre lui, de sa salopette remisée à ses pieds, du courroux de l'ancien s'il osait répliquer par la négation. Des sanglots et du vermeil sur sa gigue, de la bile gerbée contre la chaume sous l'acte reprouvé, de l'affection sordide de papa. Il a encore les stigmates dans la caboche, les mauvaises nuitées, les vestiges des yeux rougis et des joues bouffies sous la fureur. Et pourtant Renard il a aimé son père, jusqu'au dernier moment, jusqu'à ce qu'il pende au bout d'un nœud, la carcasse pantelante sous le fardeau de ses pêchés. Le loup s'apparente bien plus au mouton qu'il ne l'entend, copie conforme aux cicatrices de l'âme, identiques et infligées sous l'hardeur des plus forts. Le polaque à emprunté la route des déments, celle déjà foulée sous les godillots du parterre, bête dévorante à la fringale transmise d'une génération à l'autre. Parfois il se percerait les tympans, s'éclaterait le caboche contre la première paroi venue pour rendre mutique ce père trop présent dans ses mimiques, ses caprices ou sa soif des novices. Après lui-même avoir été le mioche paumé, y en a eu des tas de gamins, pour une nuit, une semaine mais jamais plus, profiteur du moment pour les guider aux pognes des plus grands méchants, capitaines des cargos crasseux qui voguent au loin sur l'océan. Des mouflets perdus, les nécessiteux d'affection qu'il racole dans son escarcelle malsaine, à les faire sautiller jusqu’à sa caisse y en a toujours eu des monceaux entiers à cueillir par centaine sur les trottoirs malfamés de la Nouvelle-Orléans.

Ainsi vint Cesare, le blondinet détrempé affalé sur l'asphalte, aveuglé par les phares du trop gros bolide, délaissé sous la brûlante nuit estivale au milieu d'une bruine d'été. Un parmi tant d'autres, un qu'il aurait du quitter aux yeux du profit. Mais Renard à obscurci les miettes de sa raison pour rompre et céder à l'appel du battant. Cesare il était discordant, la peur ne résonnait pas dans son cœur aux côtés du géant, Il n'avait pas eu les semonces des parents infatuées aux oreilles pour lui dire d'être méfiant. Le colosse qui saisi sa veine, ceinture de ses griffes l'enfant pour dérober la place des parents inexistants, suppléant d'une éducation balbutiante et d'un amour absent. « Malsain pour les autres. Je m'en tape des autres, y a toujours eu que toi et moi. » Le colosse sait justement que le moutard à raison, dans sa sagesse supérieure à la sienne. Ça avait presque tout d'une belle histoire a son commencement, il avait eu l'envie de le rendre content, le môme nanti sous une myriade de cadeaux. Pourtant papa est toujours là, au fond, coincé dans les entrailles et d'un père-ami à un amant, il n y a qu'une erreur qui reprend, un pas fatidique déjà franchi auparavant. Renard voit son amour sale s'escamoter dans ses retranchements, sa détresse dans le regard, ses prunelles qui dévisagent la bête aux coups déchargés. Il n'ose pas, ne bouge pas, il à autant la frousse que le puînée, l'effroi de ne plus savoir l'aborder. « Je voulais pas, je sais pas ce qui m'a pris.. » Seulement de tenir de papa, d'exécrer la négation pour conquérir le droit d'abuser encore une fois. « J'ai voulu m'excuser, mais t'es parti, du jour au lendemain, sans rien dire, j'ai cru qu'il t'étais arrivé un truc puis après j'ai compris. C'était ma faute. » La sincérité des palabres du géant qui se sent bête, idiot d'avoir agi, idiot de réclamer tant alors qu'il viens de le regagner il y a si peu de temps. « Je devrais pas te demander ça, je peux aller te chercher tes médicaments, moj kotek, me rejette pas, pas encore une fois. » Il le scrute, apeuré de le voir décamper, il est égaré  dans sa tendresse, dans son envie passagère de se venger un peu trop fort.
Renard  le grand gaillard qui au fond n'est que le reflet du mioche apeuré qu'il fût par le passé.         
(c) AMIANTE
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♆ DATE D'INSCRIPTION : 18/08/2016
♆ AVATAR : LEONARDO DICAPRIO.
♆ HIVERS ENDURÉS : VINGT-DEUX TENDRES ANNÉES D'ENFANCE DÉGÉNÉRÉE.
(#) Jeu 18 Aoû - 13:40
JE N'AI PAS LE COEUR
DE CREVER LE TIEN
Il aurait pu appeler la police. Il aurait pu le dénoncer. Combien d’adultes auxquels il aurait pu tout raconter ? Combien de fois les doigts ont-ils effleurer l’écran de son portable ? Neuf. Un. Un. La combinaison magique, plus tenace qu’une comptine enfantine, l’ultime assurance pour ces moments d’urgence. C’est le dernier recours, quand on fait face à ses retranchements, recroquevillé en attendant quelques bras musclés pour être sauvé. Combien de fois avait-il traîné des pieds devant un commissariat ou même un simple policier ? Combien de fois était-il à deux doigts de tout déballer ? Les larmes, la douleur, les non qui s’étouffent dans l’oreiller et même la pluie d’ecchymoses et toutes les semaines qu’elles ont pris à s’effacer. Ça fait longtemps qu’elle ne marque plus la peau nacrée mais les souvenirs sont encore vivaces, de rouges et de violets, toutes les plaies au cœur qui ne guériront jamais. Il peut encore sentir ses mains immenses accrochées à son corps trop petit, voir le désir dilater ses pupilles, les mots d’amour murmurés à son oreille. Toutes les promesses bafouées, un soir de rage et de jalousie, sa pogne qui cogne l’angelot aux plumes arrachés par ses soins, pour mieux le coincer sur terre à ses côtés. Et pourtant, le silence dont il n’arrive pas à se défaire, comme un ruban noué autour de sa gorge. La bouche qui s’ouvre en cœur, mais les mots qui ne franchissent pas les lèvres. Une erreur glissée dans le code, un engrenage qui a sauté de la machine. Un problème, une névrose parmi tant d’autres. L’esprit déglingué, le corps endommagé, petite poupée cassée. Rien ne sert de recoller les morceaux, les imperfections ne seront jamais totalement masquées, les petites brèches n’attendent qu’à être rouvertes, comme des plaies qu’on a jamais pensé à refermer. Malgré les pansements du temps, malgré le soutien de Bébé, malgré sa main dans la sienne pour l’emmener porter plainte, le courage fond toujours au dernier moment, neige devant la flamme. Malgré toutes les errements, les erreurs, les horreurs, malgré toutes les années écoulées, il reste encore les sentiments à peine érodés. Ce sont trois mots marqués au fer rouge sur la peau. Trois mots qui le hantent et le tourmentent. Depuis la première fois qu’il les a entendus, la première fois qu’il a vu. La sentence qui tombe, la guillotine contre le cou, la balle dans le cœur. Syndrome de Stockholm. Grandes lettres grasses sur l’étiquette accrochée au front. Pauvre petite victime névrosée. Cesare a peur parfois, que quelqu’un gratte un peu trop la surface poreuse, passe outre toute la poudre aux yeux, le beau maquillage, le bel apparat, tous les sourires, les jolis rires qui tintent aux oreilles, que tout son fragile édifice s’écroule pour révéler qu’un champ de ruines désolées.

Sa présence c’est comme du sel sur ses plaies, c’est un couteau qu’on remue au fond de ses chairs, juste quand il pensait s’être habitué à la douleur, on lui en remet trois fois plus encore. Cesare se sent comme un animal blessé, une petite chose vulnérable qui n’attend que de pouvoir se rouler en position fœtale, le temps que l’orage soit passé. C’est comme s’il avait de nouveau dix ans, rien qu’un autre gamin perdu, errant au bord d’une route sans but, vision trouble des larmes qui ne rêvent que de rouler le long de sa joue. Parfois, Cesare se demande s’il aurait eu une meilleure vie si cela avait été un autre, s’il n’avait jamais rencontré ce monsieur trop grand, au sourire blond, aux azurs confiants. Si aucun amour causait plus de dommages qu’un amour malsain, un amour qui brise, un amour interdit, un amour qui fait mal. Gamin négligé dégoûté de l’humanité. Peut-être aurait-il fini comme ces jeunes monstres, ceux qui cachent des flingues dans leur sac en venant au lycée. Ceux qui n’en peuvent plus de vivre, ceux qui tirent tout le monde dans les tombes avec eux. Tous les incidents isolés pour relancer chaque fois le même débat que personne ne veut changer. Alors, Cesare a préféré s’armer du mieux qu’il a pu, un large bouclier de froideur et une lance de sarcasmes. Protection si maigre qu’elle en devient risible, comme un pauvre imbécile affrontant un ouragan vêtu d’un imperméable, comme un soldat un peu retardé qui ramène une épée dans un duel de pistolet. Toi et moi. Les mots qui tournoient dans l’esprit, les souvenirs qui se ravivent, leurs petits moments heureux à tous les deux. Le regard qui se détourne, la faiblesse qui le gagne, incapacité à soutenir son regard. Les excuses qu’il ne voulait pas entendre, les excuses qu’il a fuies, parce qu’il se savait assez faible pour lui pardonner. Ils sont proches, assez pour que lorsqu’il se penche un peu et baisse la tête, il y a son torse contre son front. Et puis le coup de grâce, le dernier clou dans son cercueil, l’ancien surnom entre ses lèvres. Les barrières s’effondrent, les murailles s’écroulent, l’armure s’érode, il n’y a plus que Cesare dans toute sa vulnérabilité et toute la fausse sensation de sécurité d’être de nouveau contre Renard. « Arrête… Tais-toi… Pourquoi es-tu ici ? Pourquoi ne pas me laisser vivre ? Pourquoi t’acharner à me détruire ? Ça ne t’as pas suffi la dernière fois ? Faut que tu viennes finir le boulot ? » À nouveau la brûlure familière dans les yeux, le torrent qui ne demande qu’à déborder. Molotov de sentiments, de tristesse, de douleur et de colère. Les mains qu’il assène contre la poitrine du colosse, aussi ridicule qu’une mouche qui s’attaquerait à un lion. « Bien sûr que c’est ta faute. C’est de ta faute d’avoir abusé de moi. C’est de ta faute d’avoir levé ta main sur moi. C’est de ta faute de m’avoir laissé tomber amoureux de toi… » La voix se brise sur des sanglots qui montent. Des accusations, il en a encore des dizaines, contre Renard, contre lui-même. Toujours aussi incapable de relever la tête pour l’affronter. « C’est de ta faute si je ne suis pas heureux. » Disques humides qui se dessinent sur les draps, mais Cesare serre son haut un peu plus fort entre ses doigts.

(c) AMIANTE

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